Deux mini-fourgonnettes Lexus LM ultra-exclusives – au prix de plus de 250 000 $ chacune – ont été mises en vente en Californie, soulevant des questions sur la manière dont ces véhicules du marché japonais ont contourné les réglementations américaines en matière d’importation. Le LM, basé sur le Toyota Alphard, n’est pas officiellement vendu en Amérique du Nord, ce qui fait de sa présence ici un casse-tête logistique et juridique.
La Lexus LM : un spectacle rare en Amérique
La Lexus LM est connue pour son intérieur somptueux et ses caractéristiques haut de gamme, mais elle n’a jamais été certifiée pour la vente aux États-Unis. Les deux exemples répertoriés par Irvine Coast Motorcars sont tous deux équipés de groupes motopropulseurs hybrides produisant environ 250 chevaux. Bien que mécaniquement similaires à une Toyota Sienna, ces fourgons existent dans une zone grise légale en raison de leur statut non conforme.
Le problème clé est simple : les réglementations fédérales exigent que les véhicules de moins de 25 ans répondent à des normes strictes de sécurité et d’émissions pour l’importation légale. Ces LM sont des modèles 2025, ce qui signifie qu’elles ne devraient pas être légales sur route sans modifications importantes (et coûteuses).
Carfax propre, légalité discutable
Pour ajouter au mystère, l’une des camionnettes possède un rapport Carfax vierge, montrant une immatriculation dans l’Oregon et le Montana avant d’apparaître en Californie. Il a même réussi un test d’émissions californien en juillet, mais cela ne garantit pas une conformité totale avec la loi fédérale. La présence de plaques californiennes temporaires suggère que quelqu’un a effectué les démarches d’enregistrement, mais cela ne veut pas dire que c’est légal.
Les agences fédérales comme la NHTSA, les douanes et la protection des frontières et l’EPA conservent le pouvoir de saisir et de détruire les véhicules non conformes, même des années après l’achat.
Voies juridiques : coûteuses et complexes
Il existe trois voies légales possibles pour importer un tel véhicule :
- Fédéralisation complète : Tests de collision et certification via un importateur enregistré, qui peuvent facilement dépasser 1 million de dollars.
- Exemption d’exposition ou d’exposition : Utilisation limitée (2 500 miles par an) pour les voitures historiquement importantes ou exceptionnellement rares. Le LM n’est pas admissible.
- Approbation de similarité substantielle : Démontrer un alignement avec un modèle déjà fédéralisé, peu probable dans ce cas.
Sans transparence de la part du vendeur, les acheteurs parient essentiellement un quart de million de dollars en espérant que les documents soient légitimes.
Réponse de Lexus
Lexus et Toyota USA ont confirmé qu’ils n’avaient aucune connaissance de ces véhicules spécifiques et n’avaient jamais importé de LM aux États-Unis. Ils ont exprimé leur curiosité quant à la manière dont les fourgons sont arrivés dans le pays, suggérant qu’ils ne faisaient partie d’aucun programme officiel.
“Ces véhicules ne sont pas autorisés à la vente aux États-Unis et leur présence soulève de sérieuses questions sur la manière dont ils ont été importés.”
Conclusion
L’apparition de ces Lexus LM en Californie est un curieux cas d’arbitrage réglementaire. Les acheteurs doivent procéder avec une extrême prudence, en vérifiant tous les documents avant l’achat. Sinon, ces luxueuses mini-fourgonnettes pourraient finir comme ornements d’allée coûteux – ou pire, confisquées par les autorités fédérales.



























