Mercedes-Benz se prépare à lancer sa première Classe C entièrement électrique, une décision qui la confronte directement à la i3 de BMW dans la compétition aux enjeux élevés pour le marché des véhicules électriques de luxe. Les premières impressions des essais exclusifs en Allemagne suggèrent que Mercedes donne la priorité à une expérience de conduite familière plutôt qu’à une réinvention radicale.
Familiarité avec une touche moderne
La Classe C électrique conserve la silhouette traditionnelle de la berline (un long capot et un profil élégant) qui définit le modèle depuis des décennies. Cela contraste avec les modèles plus futuristes de Mercedes, tels que l’EQS et l’EQE, qui présentent une esthétique nettement différente. Cette décision reflète une stratégie visant à séduire les clients existants qui apprécient l’identité établie de la Classe C. Cependant, la voiture sera dotée de la calandre lumineuse polarisante de Mercedes, similaire à celle du GLC Electric, comme signal visuel de son groupe motopropulseur électrique.
Sous le capot : plateforme MB.EA et technologie avancée
La Classe C électrique est construite sur la nouvelle plateforme MB.EA de Mercedes, conçue spécifiquement pour les véhicules électriques. Cette architecture prend en charge une charge de 800 volts pour un réapprovisionnement rapide et comprend une transmission à deux vitesses, similaire à celle de la Porsche Taycan, pour optimiser à la fois l’efficacité et les performances. Le châssis bénéficie également d’une suspension pneumatique et d’une direction arrière mises à jour de la Classe S, promettant une qualité de conduite et une agilité améliorées.
Sur la route : tenue de route sportive et confort raffiné
Les pilotes d’essai font état d’une maniabilité exceptionnelle, avec un roulis minimal, même dans les virages agressifs. Mercedes a réglé la Classe C électrique pour qu’elle soit aussi agile que son homologue à essence, malgré son poids plus lourd. La suspension s’adapte dynamiquement aux conditions de la route et à la vitesse, garantissant une conduite en douceur, et est même connectée aux données basées sur le cloud pour anticiper les imperfections de la route. Le système de freinage régénératif est fluide, avec une conduite à une pédale en option. Le bruit de la cabine est minime, avec seulement une légère intrusion du bruit de la route pendant les tests.
Performances et autonomie
Bien que les spécifications officielles restent secrètes, la Classe C électrique devrait partager le groupe motopropulseur du GLC électrique : deux moteurs, transmission intégrale, 482 chevaux et 800 Nm de couple. La batterie de 94,5 kWh devrait offrir une autonomie d’environ 450 miles, bien que l’i3 de BMW puisse offrir 100 miles supplémentaires. Les vitesses de charge seront compétitives, avec une recharge potentielle de 10 à 80 % en moins de 22 minutes à 330 kW.
Un défi direct pour BMW
Mercedes-Benz adopte une approche stratégique en matière d’électrification, en proposant côte à côte des versions à combustion et électriques de ses modèles de base. La Classe C électrique représente une étape cruciale dans cette transition, défiant directement la i3 de BMW et poursuivant la rivalité de longue date entre les deux constructeurs automobiles allemands. Avec un mélange de design familier, de technologie avancée et de performances sportives, la Classe C électrique est sur le point de devenir un concurrent sérieux dans le segment des véhicules électriques haut de gamme.





























