Essai du Mazda CX-80 P50e Touring : un véhicule familial haut de gamme en crise d’identité hybride

22
Essai du Mazda CX-80 P50e Touring : un véhicule familial haut de gamme en crise d’identité hybride

Le paysage automobile australien connaît un changement important. Les véhicules électriques hybrides rechargeables (PHEV) gagnent rapidement du terrain, avec des ventes qui ont bondi de 131 % l’an dernier. Pour de nombreuses familles, le PHEV représente le « juste milieu » parfait : il offre les avantages sans carburant d’un véhicule électrique pour les courses quotidiennes tout en éliminant « l’angoisse de l’autonomie » sur les trajets longue distance.

Le Mazda CX-80 P50e Touring entre dans une arène bondée et compétitive. Alors que Mazda s’est taillé une niche dans la dynamique de conduite haut de gamme, elle fait désormais face à une concurrence féroce de la part de marques comme BYD, Chery et Kia, qui se disputent toutes le même marché bicarburant à sept places.

Intérieurs haut de gamme vs réalités technologiques

En entrant dans le CX-80 Touring, la première chose que vous remarquez est l’amélioration de la qualité. Contrairement à de nombreux « transporteurs familiaux » qui utilisent des plastiques durs, Mazda s’est penchée sur une esthétique plus sophistiquée.

  • Qualité des matériaux : L’habitacle présente des lignes fluides, des accoudoirs généreusement rembourrés et des sièges garnis de cuir noir de haute qualité. L’utilisation de cuir véritable offre une sensation tactile haut de gamme qui manque souvent aux alternatives artificielles.
  • Convivialité : Mazda a judicieusement conservé les commandes physiques de climatisation et de volume, permettant aux conducteurs d’ajuster les paramètres sans quitter la route des yeux.
  • L’écart technologique : C’est là que le CX-80 semble avoir dix ans. Le système d’infodivertissement s’appuie fortement sur un contrôleur rotatif, un choix de conception qui peut sembler lent et lent par rapport aux interfaces tactiles modernes. De plus, l’écran est positionné trop loin du conducteur pour être utilisé efficacement comme écran tactile pendant la conduite.

Pour ceux qui privilégient le confort des passagers, la deuxième rangée est excellente, offrant un accès facile grâce à des portes qui s’ouvrent à 90 degrés et un espace libre suffisant. Cependant, la troisième rangée reste un espace strictement réservé aux enfants en raison de l’espace limité pour les jambes.

Performance : le dilemme hybride

Sous le capot, le P50e combine un moteur essence de 2,5 litres avec un moteur électrique de 129 kW, produisant un couple combiné de 241 kW et 500 Nm. Bien que les spécifications semblent impressionnantes sur le papier, l’expérience de conduite réelle est mitigée.

L’expérience EV

La batterie de 17,8 kWh offre une autonomie de 65 km en mode électrique uniquement. Bien que cela soit suffisant pour les trajets courts, il est nettement en retard par rapport à des concurrents comme le Chery Tiggo 9 (170 km) ou le BYD Sealion 8. Si vous ne faites pas preuve de diligence en matière de recharge, la prime que vous avez payée pour la technologie PHEV pourrait ne pas rapporter en économies de carburant.

L’expérience hybride

Mazda est célèbre pour son « ADN de conduite » et le CX-80 offre une maniabilité précise, semblable à celle d’une voiture, malgré son poids de 2,2 tonnes. Cependant, le groupe motopropulseur hybride introduit une sensation frustrante : le décalage de l’accélérateur. Il y a souvent un délai notable de deux secondes entre l’appui sur la pédale et la réponse de la voiture, ce qui peut rendre les dépassements sur autoroute imprévisibles.

L’essentiel en matière d’efficacité : Même si la consommation de carburant est respectable (en moyenne 4,8 L/100 km), le calcul est délicat. Comparé à une variante diesel traditionnelle qui consomme 5,2 L/100 km sans avoir besoin d’une recharge constante, l’argument financier en faveur du PHEV devient beaucoup plus difficile à justifier.

Positionnement et valeur sur le marché

À 75 250 $ (avant les frais routiers), le CX-80 P50e Touring se situe dans une tranche haut de gamme.

  • Les alternatives budgétaires : Les Chery Tiggo 9 et BYD Sealion 8 offrent des prix d’entrée beaucoup plus bas, souvent inférieurs à 60 000 $.
  • Le rival direct : Le Kia Sorento PHEV est le concurrent le plus direct, offrant un prix similaire et un ensemble de fonctionnalités comparables.

La force du CX-80 réside dans sa qualité de fabrication et son engagement de conduite, mais il a du mal à rivaliser sur le plan du pur rapport qualité-prix ou de la sophistication technologique.

Verdict final

Le Mazda CX-80 P50e est un SUV magnifiquement conçu et très performant qui excelle dans le luxe et la maniabilité de l’habitacle. Cependant, son autonomie électrique décevante, son infodivertissement à la traîne et sa fourniture de puissance hybride incohérente en font une recommandation difficile pour les acheteurs à la recherche du PHEV le plus efficace ou le plus avancé technologiquement du marché.


Résumé : Le CX-80 est un choix haut de gamme pour ceux qui apprécient l’élégance intérieure et la sensation de conduite, mais son système hybride et sa technologie vieillissante peuvent laisser les « premiers utilisateurs » en vouloir plus.