Vous avez sûrement remarqué que votre Tesla ou votre BYD ne capte pas l’énergie du soleil sur son toit. La raison est simple : sur la plupart des EV, les panneaux intégrés ajoutent du poids et de la complexité pour une contribution énergétique négligeable. Ils sont là pour l’esthétique ou l’auxiliaire, pas pour remplacer la prise. Mais Aptesa ne joue pas dans cette cour.
Le constructeur vient de lancer le premier test à basse vitesse de sa PI2, la version « production-intent ». C’est un jargon technique pour dire que ce n’est plus un prototype en bois et en mousse, mais une machine qui ressemble à ce qui sortira des chaînes. Attention toutefois, ce châssis nu n’a ni les panneaux solaires, ni les vitres, ni toute la carrosserie. Il manque l’essentiel. Pourtant, c’est une avancée majeure. C’est la première fois qu’Aptera sort de sa coquille.
Une efficacité énergétique brute
La magie d’Aptera réside dans l’efficacité. Les panneaux sur le toit génèrent environ 700 watts. Ce n’est pas énorme, mais 700 watts suffisent à offrir environ 64 kilomètres d’autonomie quotidienne sans branchement. Pour ceux qui font moins de 60 km par jour, plus besoin de chercher une borne.
La version de base propose une batterie de 42 kWh. Elle offre 643 km d’autonomie. Il y a aussi des options pour 400 km, 965 km et 1 609 km. Ces chiffres sont bluffants. Ils s’expliquent par la forme de la voiture. Trois roues. Carrosserie en fibre de carbone. Poids réduit à l’extrême. Le coefficient de traînée est de 0,13. C’est le plus faible au monde, hors véhicules de record de consommation comme les Eco-Runner.
Un parcours semé d’embûches
Aptera a commencé en 2007. Faillite en 2011. Reprise en 2019. Les réservations ont ouvert en 2020. Quatre ans après, toujours aucune voiture produite. 50 000 clients ont attendu. Patience. La patience est une vertu pour les early adopters.
Les prix commencent à 26 800 dollars (24 580 euros) pour le modèle à 400 km. Ils montent à 45 800 dollars (42 000 euros) pour le modèle à 1 609 km. Attention, ces tarifs ont déjà augmenté depuis l’annonce initiale. Ils le feront encore probablement. Aptera doit encore installer les derniers équipements sur ses prototypes. Elle doit passer aux tests à haute vitesse. La production ne commencera qu’après.
Pour les 50 000 réservataires, l’attente se prolonge. La PI2 est un premier pas. Un test à basse vitesse. Rien de plus. Mais au moins, on sait que la voiture existe vraiment. On attend la suite.




























