Les voitures les plus folles d’Allemagne : des erreurs de Porsche aux prototypes en fer blanc

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L’histoire se souvient de l’ingénierie allemande pour la précision. Mais si vous dépassez les courbes élégantes des Audi et BMW modernes, vous découvrirez une vérité plus sombre et plus étrange. Les designers allemands ont toujours été prêts à enfreindre les règles. Parfois, ils les cassaient trop fort.

Voici comment certains des véhicules les plus excentriques d’Allemagne ont été construits. Et pourquoi la plupart d’entre eux ont échoué.

Qui a réellement conçu la VW Beetle ?

Vous connaissez probablement l’histoire. Ferdinand Porsche. Adolf Hitler. La voiture du peuple.

Faux.

La forme emblématique de la Coccinelle ne provient pas du croquis initial de Porsche. Cela vient de Bela Barenyi, un ingénieur qui a devancé Porsche de cinq ans. Barenyi est le héros méconnu derrière le concept de « zone de déformation » et l’habitacle rigide. Sans lui, les normes de sécurité pourraient être très différentes aujourd’hui.

Hitler avait des exigences spécifiques concernant une « voiture du peuple ». Il devait transporter deux adultes et trois enfants à 60 mph. Le prix devait être inférieur à celui d’une moto. Porsche a livré une forme qui allait devenir une icône mondiale, produite pendant soixante-cinq ans jusqu’en 2003. Mais la vision originale ? C’était celui de Barenyi.

Le Schlörwagen : trop laid pour survivre

Le Schlörwagen ressemble à une arme secrète. Cela ressemble à quelque chose qui serait étudié dans un site noir plutôt que chez un concessionnaire.

L’ingénieur Karl Schlor de l’Institut de recherche aérodynamique l’a conçu. Un seul prototype est sorti de la chaîne. Il reposait sur un châssis Mercedes 170H, mais la carrosserie ? C’était de l’aluminium, forgé par les frères Ludewig. Oui, les mêmes qui ont construit l’étrange bus Opel Blitz « Aero » en 1938.

Les statistiques étaient impressionnantes. Le coefficient de traînée a atteint un étonnant 0,186. Vitesse maximale ? 84 mph. Plus rapide que la Mercedes de base.

Elle a fait ses débuts au Salon automobile de Berlin. Le public détestait ça. Ils ont dit que c’était moche. Puis la Seconde Guerre mondiale éclata. Le projet est mort dans l’ombre du conflit.

Remarque : L’aérodynamisme du Schlörwagen était révolutionnaire, mais son esthétique était difficile à vendre pour un public qui préférait les styles traditionnels.

Kleinschnittger F125 : des marmites comme pièces automobiles

Après la Seconde Guerre mondiale, les ressources se font rares. Le bricoleur Paul Kleinschnittger ne s’est pas laissé arrêter. Il a construit un prototype en utilisant du métal recyclé, des roues de vélo et des pièces arrachées à des avions écrasés. En 1949, il était prêt. Le pare-brise ? Récupéré sur un avion de chasse.

Un homme d’affaires allemand y a vu du potentiel. Il a financé une petite usine. Mais le prototype était trop petit. Il fallait le repenser.

C’est ici que ça devient désespéré. Au début de la production, ils ne pouvaient pas se permettre de panneaux de carrosserie en aluminium appropriés. Ils ont donc utilisé des marmites excédentaires de l’armée. Oui, de vrais pots. Ils les ont martelés à plat pour réduire les coûts. Ce n’était pas joli. Ce n’était pas évolutif. Mais c’était l’ingéniosité allemande dans sa forme la plus désespérée.

The Hoffman : hors taxe et sans licence

Michael Hoffman était contremaître d’atelier à Munich. Après la guerre, il a eu une idée. Construisez une voiture à partir de déchets.

Le Hoffman n’était pas obligé de suivre les règles. Pourquoi? Parce que c’était petit. Minuscule, en fait. Il était doté de roues arrière directrices, ce qui est logique si votre véhicule ressemble à une boîte avec des roues. Le moteur était petit. Le cadre était un grand rectangle abritant des systèmes de leviers complexes.

À l’intérieur, c’était exigu. La mécanique prenait tellement de place qu’il y avait à peine de la place pour un conducteur. Mais les incitations étaient réelles. Trois roues signifiaient pas de taxe. Aucun permis de conduire requis.

Est-ce que ça s’est vendu ? Non, c’était trop bizarre. Trop à l’étroit. Trop étrange. Un seul a été construit. Il se trouve aujourd’hui au Lane Motor Museum de Nashville. Le reste ? Disparu.

La Mercedes-Benz 300 SL : une brève mention

L’article s’arrête ici. Mais la 300 SL, avec ses portes papillon et son moteur à injection, représente le passage de la camelote expérimentale au luxe haute performance. C’était inhabituel, oui. Mais contrairement au Hoffman ou au Schlörwagen, il était magnifique. Et il a été vendu.


Des marmites aux pare-brise d’avion, ces voitures prouvent que l’innovation ressemble souvent à de la folie avant de ressembler à un progrès. La plupart d’entre eux ont échoué. Mais ceux qui ont survécu ont changé notre façon de concevoir le transport.